Retrouver un travail après une longue coupure

By Juliette Potin | Equilibre vie pro vie perso

Juin 19
le challenge de retrouver du travail après une longue coupure

Traversez-vous le challenge de retrouver un travail après une longue coupure ?

« Au secours, je suis rentrée d’expat depuis presqu’un an et je ne retravaille toujours pas ! »

Ça c’est Sophie qui commence à se mettre la pression.

Elle l’avoue, elle n’a pas sérieusement cherché du travail, tout juste refait son CV et jeté un oeil aux offres LinkedIn.

Alors elle commence à culpabiliser…

Jusque-là, elle avait une excuse, elle soutenait ses enfants qui réintégraient le système français et supervisait les travaux de sa maison.

Mais là, l’été arrive et tout le monde va lui demander ce qu’elle fait à la rentrée…

Alors bien sûr qu’elle a envie de retrouver une activité professionnelle et une autonomie financière. Mais à l’intérieur, ça freine des quatre fers…

Petit tour d’horizon de ce qui peut bloquer, pour comprendre ses tiraillements intérieurs et déculpabiliser :

  • Peur de reprendre un rythme de fou

La première appréhension pas toujours avouable est la peur de retrouver un travail avec un rythme de fou. Après avoir gouté au luxe d’avoir du temps pour soi et pour sa famille, comment ne pas craindre de bousculer cet équilibre personnel si précieux ? Peur de ne plus être aussi dispo pour ses enfants et qu’ils en pâtissent. Appréhension de ne plus avoir autant de temps de respiration pour soi. Crainte de s’engager de manière trop intense et de finir en burn out ! 😱

👉 On ne va pas se mentir, la France n’est pas le pays le plus avancé en termes de flexibilité des horaires de travail (c’est plus simple dans les pays scandinaves) mais les choses ont considérablement évolué depuis la pandémie, notamment avec les possibilités de télétravail. Ne culpabilisez pas de vouloir concilier vie pro et vie perso, au contraire ! Faites-en une priorité et un critère de choix, comme Karima qui s’est construit un job sur mesure au retour d’expatriation

  • Syndrome de l’imposteur

Autre inquiétude lorsqu’on n’a pas été salarié depuis longtemps : la peur de ne plus être capable voire d’être complètement à côté de la plaque… Le monde du travail change tellement vite en termes d’outils numériques, collaboratifs, hybrides. D’ailleurs, rien qu’à la lecture de ces mots, on se sent largué. 😨

👉 Se rassurer sur ses compétences et sa légitimité, c’est LA préocupation de tous les conjoints qui rentrent d’expat. Plutôt que de vous focaliser sur ce qui vous manque, faites l’inventaire de ce que vous avez : les défis que vous avez surmontés, le parcours atypique et les talents uniques qui vous distinguent et font votre force. Ne négligez pas cette étape cruciale avant de postuler. La personne à convaincre, avant l’employeur, c’est vous !

A lire : le parcours inspirant de l’athlète Ruben Gonzales, qui aurait eu toutes les raisons d’abandonner cent fois mais n’a misé que sur ses points forts

  • Besoin de nouveauté

C’est lorsqu’on peut enfin repostuler à des postes correspondants à nos diplômes et notre expérience qu’on en a plus vraiment envie 🙄 On aurait l’impression de revenir en arrière. Et après toutes ces années, on a changé alors on tenterait bien autre chose : un autre secteur, une autre voie…

👉 L’expatriation est une formidable opportunité de se réinventer ! Et au retour, c’est une excellente idée pour enrayer la déprime post expat et démarrer une nouvelle aventure.

Inspirez-vous du parcours de Michelle Obama qui s’est demandé ce qu’elle allait bien pouvoir faire son incroyable expérience à la maison blanche.

Au final, que vous ayez des peurs sur votre équilibre de vie, des doutes sur vos capacités ou des envies d’exotisme, ne culpabilisez pas, tout cela est parfaitement légitime et pas incompatible avec le fait d’avancer pour retrouver du travail.

PS : Besoin d’un coup de pouce dans le méandre de vos questionnements ? Contactez moi pour une séance gratuite d’exploration.

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About the Author

Juliette Potin a vécu plusieurs années à l'étranger, en Italie, Turquie et plus récemment aux Etats-Unis où elle se retrouve à la maison après 15 ans de postes à responsabilité dans l'industrie. L'expérience de ne plus pouvoir se définir par son statut social est déstabilisante, celle d'avoir du temps devant soi : vertigineuse! Petit à petit, en se reconnectant à elle-même et à ses aspirations, elle s'autorise à se ré-inventer. Aujourd'hui, elle accompagne les expatriés dans cette quête d'eux-mêmes, formidable opportunité d'un nouveau départ.

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