Comment se protéger des émotions des autres ?

By Juliette Potin | Positive attitude

Oct 18
émotions des autres

Vous sentez vous souvent envahi.e par les émotions des autres ? J’ai posé la question à mes clientes et à mon entourage.

« Oh que oui ! me répond Marie. A chaque fois que je déjeune avec ma collègue, j’en ressors épuisée, submergée par son flot de problèmes et par ses émotions. Et j’en rajoute une couche avec mon propre agacement d’être aussi sensible ».

« Lorsque mon chef est entré en hurlant dans la pièce, me confie Nadia, j’ai senti illico la colère monter à l’intérieur de moi. Je me disais « Mais il nous agresse là » et j’avais envie de l’agresser à mon tour !

Ce qui est à l’œuvre dans ce que décrit Nadia, ce sont nos neurones miroirs. Ces neurones reflètent l’activité que nous observons. Notre interlocuteur baille et on a envie de bailler. Notre jeune enfant tente de porter une cuillère à ses lèvres et pour l’aider, nous ouvrons automatiquement la bouche. C’est comme ça que l’on apprend, en imitant nos éducateurs, grâce à ces neurones miroirs qui activent la bonne zone du cerveau générant le bon geste.

Ces neurones miroir rendent du coup les émotions contagieuses… Suivant votre sensibilité, vous pouvez être contaminé par la peur des autres, leur colère, leur tristesse, ou les 3 ! Vous pouvez ressentir ces émotions dans votre corps : une boule au ventre, un point dans la poitrine, des larmes aux yeux, du chaud ou du froid. Ou vous pouvez vous sentir agité, mal à l’aise.

Que faire des émotions des autres ?

Rares sont les éducateurs qui nous ont enseigné à rester stable face aux émotions des autres. Au contraire, nous avons vu des adultes qui réagissaient à nos colères par un agacement non dissimulé, une montée de leur propre colère ou une autre émotion parasite comme de la tristesse.

Si vous êtes hypersensible et vous sentez comme moi souvent envahi.e par les émotions des autres, la première étape est donc de s’en rendre compte. Savoir décoder l’émotion de l’autre et se rendre compte qu’elle déteint sur soi.

La deuxième étape est de rester stable. Cela signifie se laisser traverser par l’émotion, sans chercher à y résister mais sans lui laisser de prise non plus. Voici quelques-unes des mes techniques :

  • Je respire, je prends conscience de mes propres crispations (là où sont venues se loger les émotions des autres) et je les détends.
  • Je laisse passer les pensées, pour éviter celles qui renforceraient l’émotion. La seule pensée que j’ai c’est : « C’est son émotion, pas la mienne »
  • Je regarde ou j’écoute la personne avec curiosité et avec compassion, comme pour l’aider de mon regard à traverser cette émotion pour elle.
  • Dans certains cas, j’imagine un bol placé entre moi et mon interlocuteur, dans lequel coulent toutes les émotions déversées. D’autres imaginent se mettre dans une bulle contre laquelle les émotions des autres se cognent sans pouvoir rentrer.
  • Si je me suis trop laissée envahir par l’émotion, je m’arrange pour quitter la pièce. Ou je me décale de quelques pas pour sortir de la « zone chargée ».
  • Si je m’en sens capable à ce moment-là, je génère une contre-émotion positive pour moi-même, dont l’autre pourra bénéficier par effet miroir.

Et vous, vous faites comment quand vous vous sentez envahi.e par les émotions des autres ?

PS: Participez à l’atelier « décoder ses émotions et celles des autres », en ligne, mardi 19 octobre de 12h30 à 13h30 heure de Paris. C’est gratuit ! Inscription ici

PS 2 : Si tout ça reste vous parle mais reste un peu du charabia, faites-vous accompagner ! En quelques séances, je vous apprends à décoder vos émotions et à les gérer. Et si vous avez du mal à y croire parce que vous avez tout essayé depuis des années, je vous comprends ! Parlons nous ! je vous offre une séance gratuite d’exploration.

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About the Author

Juliette Potin a vécu plusieurs années à l'étranger, en Italie, Turquie et plus récemment aux Etats-Unis où elle se retrouve à la maison après 15 ans de postes à responsabilité dans l'industrie. L'expérience de ne plus pouvoir se définir par son statut social est déstabilisante, celle d'avoir du temps devant soi : vertigineuse! Petit à petit, en se reconnectant à elle-même et à ses aspirations, elle s'autorise à se ré-inventer. Aujourd'hui, elle accompagne les expatriés dans cette quête d'eux-mêmes, formidable opportunité d'un nouveau départ.

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